Dégustation de champagnes d’exception : nos commentaires

Revenons sur la soirée du 2 mai, au cours de laquelle nous vous proposions une magnifique dégustation de champagnes d’exception. Voici nos commentaires sur chaque bouteille, ceci étant purement subjectif bien entendu.

Tout d’abord, les conditions de dégustation étaient telles :

  • 11 Participants
  • Température de service : 6°c estimé 9°c une fois dans le verre
  • Verres Hélicium® d’Arnaud Baratte

Maintenant voici nos observations sur chaque bouteille dégustée

1) Belle époque 2008 de Perrier Jouet – La déception de la soirée

Nez peu flatteur, notes de savon et de lessive, pourtant la bouteille n’a pas de défaut ! En bouche, bulle grossière, sucre abondant, on se demande s’il ne s’agit pas d’une cuvée standard de Perrier Jouet. C’est la seconde dégustation de ce millésime et la seconde déception.

2) Cristal de Roederer 2009 – Une jolie réussite

Derrière la Belle époque ce Cristal tient son rang de grande cuvée. Le nez est puissant mais délicat, plutôt floral. Le chardonnay s’exprime pleinement. En bouche, l’attaque est vive et franche sur des arômes d’agrumes très frais, la bulle est présente mais assez fine. La texture légèrement huileuse est très agréable et originale.

Nous sommes surpris par la fraîcheur et l’équilibre de ce 2009. Dommage que tant de bouteilles soient bues plus pour sa renommée que pour qualités notables, sans être réellement appréciées

3) Dom Pérignon 2006 – Bien mais peut mieux faire

Ce 2006 s’en sort bien. Fidèle à lui-même le dompé’ propose un nez puissant aux notes grillées. On croirait que le vin a été élevé en fût. Pourtant il n’en est rien. En bouche, la bulle est très présente, un peu trop même. L’équilibre est louable, acidité, douceur, longueur, tout est là. On regrettera le léger manque de finesse.

Petite remarque le packaging de cette bouteille est vraiment « cheap » comparé à ses concurrentes. LVMH pourrait faire un petit effort à ce sujet.

4) Comtes de Champagnes 2006 de Taittinger – Puissance & Elégance

Un vin très intéressant à déguster derrière le Dom Pérignon. Belle puissance, nez au notes grillées, floral et agrumes. La bulle discrète et très fine octroie une belle longueur. Dans le style, on peut la comparer au Dom Pérignon en plus élégant.

5) Grand Siècle – Laurent Perrier – La preuve par trois

Le seul non millésimé de la dégustation est une franche réussite. Le style « grand siècle » est là ! Un nez vif, fumé, agrumes et pommes vertes, sans être vulgaire, qui fait saliver. En bouche, la promesse est tenue. La bulle est aussi fine que celle des comtes de Champagne. L’acidité est très présente sans être agressive et la puissance est là mais tout en finesse. Un assemblage de trois millésimes parfaitement réussi.

6) Dom Ruinart 2004 – Joli mais discret

Contrairement à nos attentes, ce 2004 est très délicat. Le nez est intéressant, fin et très floral. La bulle est d’une extrême finesse et apporte une longueur très appréciable. Beaucoup moins opulent que les précédents vins, il n’en reste pas moins très agréable.

7) Célébris de Gosset 2002 – Tout en muscle

Le Célébris est une « pièce », très concentré, puissant, d’une robe or. En bouche, ça part un peu dans tous les sens. Très aromatique la texture dense et la longueur sont impressionnantes. La bulle n’est pas d’une très grande finesse mais s’accorde bien avec le style général du vin. Il s’agit clairement d’un vin de gastronomie difficile à boire seul.

8) La Grande Année 2005 – Bollinger – Le vin bulleux

Chez Bollinger on ne produit pas du champagne, on produit avant tout un bon vin. Cette mentalité est parfaitement exprimée par ce vin. La robe est sombre, la bulle très fine et très rare. En bouche, ce 2005 est puissant et très concentré presque lourd. La bulle, quasi absente du verre au bout de quelques minutes, a du mal à soutenir toute l’aromatique et la grande structure du vin. Ici aussi nous sommes en présence d’un très beau champagne à déguster en mangeant.

9) Clos des Goisses 2005 – Philipponnat – L’Harmonie

Première dégustation de la grande cuvée de Philipponnat, quel bonheur ! La robe est très légèrement teintée de rose, « pinké » comme dirait certains. Au nez, c’est une grande surprise, notes de fruits rouges frais, framboises et fraises mais aussi des notes florales et grillées. En bouche l’harmonie est parfaite, la bulle est on ne peut plus fine mais bien présente. Les arômes couvrent une très large palette des sens allant du fruité au grillé en passant par le floral. Une magnifique découverte.

10) Krug Grande Cuvée – Allemand dans l’âme

Malheureusement l’Amour de Deutz avait un défaut et n’a pas pu être dégustée. La dégustation a été conclue par un Krug grande cuvée. Fidèle à sa réputation, le Krug propose un nez puissant mais complexe et fin. En bouche, l’attaque est très vive, la bulle n’est pas la plus fine de la soirée mais reste très élégante. Les aromes d’agrumes et de grillé dominent. C’est un champagne de très grande qualité et sans défaut. Outre l’étiquette et la réputation, il lui manque le charme et le petit brin de folie que propose le Grand Siècle ou le Clos des Goisses.

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